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NOUVELLE CHRONIQUE

PAUSE

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Le téléphone portable, Liu Zhenyun

Le téléphone portable est de nos jours l'instrument de communication par excellence, l'objet à la mode en constante évolution... Mais ce dernier peut s'avérer être aussi un redoutable fauteur de troubles. Yan Shouyi, présentateur vedette du talk show très apprécié "Appelons un chat un chat", ne se sépare jamais de son téléphone portable. Il doit être joignable à tout moment aussi bien pour son travail, mais aussi... pour ses maîtresses ! Car Yan Shouyi est un incorrigible séducteur. Marié depuis dix ans avec  Yu Wenjuan, il la trompe depuis quelques temps avec une femme rencontrée à un séminaire : Wu Yue. Avec elle, il libère ses pulsions en se vidant du "poison" de ses fantasmes, c'est pourquoi il tient à entretenir cette relation.
Au bout de dix ans de mariage, il semblait qu'il avait épuisé les paroles qu'on échange entre mari et femme. Juste après leur mariage, on aurait dit qu'ils n'avaient jamais fini de se parler ; ils pouvaien…

FRAGMENTS DE BD (15) Michigan, Julien Frey et Lucas Varela

L'amour n'a pas de frontières... C'est sûrement ce qu'ont pensé les deux cent mille jeunes femmes parties en Amérique rejoindre leurs amoureux  rencontrés en Europe à partir de mai 1944.
Des Etats-Unis, Julien ne connaît rien, hormis les poncifs en tout genre sur le pays et les habitants, les mêmes rumeurs éculées qui peuvent courir sur nous, français, chez les étrangers. Son premier séjour là bas va se faire dans l'Amérique profonde, dans le Michigan, au cœur de la Rust Belt touchée de plein fouet par la crise des subprimes. Son épouse est originaire de là-bas, elle y a même une grand tante Odette, une française. Julien se demande comment son aïeule a-t-elle bien pu  quitter vouloir la France.

Retour en juin 1944. Odette est une jeune femme pétillante, serveuse au Café de L'Est en face de la gare. Depuis le débarquement , beaucoup de GI y viennent et parmi eux, John, surtout pour les beaux yeux d'Odette. D'abord réticente, elle se laisse charmer et pen…

Selon Vincent, Christian Garcin

A travers la recherche de Vincent Lacépède disparu il y a vingt ans, le lecteur entre dans un roman foisonnant aux multiples récits dont le fil conducteur est un mystérieux médaillon napoléonien.

Vincent avait tout pour être heureux : une femme, deux enfants, deux maîtresses excitantes et une carrière de prof d'histoire. Seulement, peu à peu, il s'est senti comme submergé, au point d'en être cloué sur place..
Je ressentais à la fois un vide et une lourdeur oppressante au niveau du plexus, ce qui provoquait une tension paralysante que je n'avais jamais éprouvée auparavant. C'était une étrange sensation : comme si un trou béant, d'une profondeur insondable, s'était creusé en moi, et que dans le même temps ce trou se trouvait chargé d'un poids considérable. C'était un vide plein en somme. Un gouffre d'une densité effrayante. Les rêves récurrents de renards n'ont pas arrangé les choses et les conseils du garagiste chaman consulté sur le conseil d…

La disparition de Josef Mengele, Olivier Guez

Comment une des pires figures de la seconde guerre mondiale a-t-il pu ne jamais être jugé et mourir en 1979 sur une plage du Brésil ? 
" Injecter, mesurer, saigner ; découper, assassiner, autopsier : à sa disposition, un zoo d’enfants cobayes afin de percer les secrets de la gémellité, de produire des surhommes et de rendre les Allemandes plus fécondes pour peupler un jour de paysans soldats les territoires de l’Est arrachés aux Slaves et défendre la race nordique. Gardien de la pureté de la race et alchimiste de l’homme nouveau : une formidable carrière universitaire et la reconnaissance du Reich victorieux le guettaient après guerre.
Du sang pour le sol, sa folle ambition, le grand dessein d’Heinrich Himmler, son chef suprême.
Auschwitz, mai 1943 – janvier 1945.
Gregor est l’ange de la mort, le docteur Josef Mengele".

Josef Mengele, médecin en chef du camp d'extermination d'Auschwitz, SS convaincu, accueillant les déportés sur la rampe en sifflotant un air d'opéra,…

Si un inconnu vous aborde, Laura Kasischke

Dans ce recueil de textes courts, Laura Kasischke déploie tout son talent déjà apprécié dans ses romans : celui de mettre en place le malaise, de suggérer l'indicible sans le confirmer, bref d'emballer notre imagination...
Méfions-nous ! Tout ce qui paraît à première vue normal ne l'est peut-être pas ! La normalité n'est qu'un miroir sans teint qui cache de douloureux secrets ou des comportements "border line".
Dans un Midwest englué de chaleur ou gelé, Laura Kasischke rentre dans l'intimité de personnes dont la vie va basculer. Ces gens pourraient être vous ou moi, et c'est ce qui rend ces nouvelles familières pour le lecteur.

« Ici, pas besoin de rappeler aux gens de s’occuper de leurs affaires. On pouvait bien agoniser sur la pelouse, ils étaient du genre à tirer poliment les rideaux pour ne pas nous offusquer en remarquant quoi que ce soit. C’était le genre de banlieue où, tous les dix ans environ, se produisait quelque chose d’abominable. Déco…

Au Paradis par la voie des eaux, Justin Cartwright

Nancy, la mère, incarnait l'équilibre. Elle était la confidente, le modèle, et le repère de la famille. Depuis qu'elle n'est plus là, elle laisse les siens désemparés, chacun vivant différemment leur deuil. Ancien présentateur du journal télévisé maintenant à la retraite, David affronte son veuvage au quotidien, tout en s'étonnant qu'il n'est pas aussi dévorant qu'il le pressentait. C'est vrai qu'il avait l'habitude de vivre loin de Nancy, parti aux quatre coins de la planètes pour ses reportages, mais maintenant qu'elle n'est plus là, le manque est certes présent mais il arrive à le canaliser. Il a décidé de vivre plus sainement, et se jette à corps perdu dans le sport. L'exercice lui permet de trouver la quiétude, de se sentir "flotter sur une mer de tranquillité" , "Au paradis par la voie des eaux, se murmure-t-il à lui-même". "Il lui est impossible d'avouer à Ed et à Lucy que leur père est à certains é…