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Affichage des articles du novembre, 2013

NEWSLETTER (7)

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Rendez-vous hebdomadaire du samedi, la Newsletter vous propose des liens vers des articles littéraires (ou non) de la semaine, et un récapitulatif de mes lectures en cours,  de mes coups de cœur,  et pourquoi pas, parce qu'il y en a aussi,  de mes coups de gueule!  Ça y est le salon du livre et de la presse jeunesse a ouvert ses portes mercredi soir et ce jusque lundi soir, à Montreuil. L'occasion pour les uns d'accompagner leurs enfants et de retomber en enfance, pour les autres d'enfin se rendre compte que la littérature jeunesse est une littérature à part entière et non la petite sœur boiteuse de la littérature avec un grand L.
Donc, lectrice convaincue de la littérature jeunesse, je m'y rends ce jour...Promis, à venir, un compte rendu décalé de mon mini road movie (avec photos!!!), avec peut-être la chance de rencontrer enfin mes héros préférés, ceux avec lesquels j'ai grandi!
http://www.telerama.fr/livre/les-heros-aident-ils-a-grandir-quatre-auteurs-jeun…

RUE DES ALBUMS (19) Les lions ne mangent pas de croquettes, André Bouchard

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Ed. Seuil Jeunesse, septembre 2012, 32 pages, 15 euros


Album dans la liste des ouvrages recommandés par l’Éducation Nationale au cycle II (GS-CP-CE1)

 Un lion en ville
Quoi de plus normal que d'avoir un lion domestique au lieu du chat ou du chien? De toute façon, Clémence n'avait pas le choix. Lorsqu'elle a demandé s'il était possible d'avoir un animal domestique, les parents, à l'unisson, lui ont dit: "pas de chien, ni de chat", alors Clémence a opté pour le lion!
Certes, posséder le roi des animaux en ville provoque quelques désagréments, car ce fauve prend de la place, mais sinon, cela n'a que des avantages finalement. Il se promène en laisse (rose de préférence), il fait de l'exercice tout seul, il n'a pas besoin de croquettes pour se sustenter, et se contente de ce qui traîne sur le trottoir ou dans les parcs. De plus, il est autonome, capable de marcher tranquillement ou prendre les transports en commun, tout en étant le ro…

RUE DES ALBUMS (18) Le gentil méchant loup, Julie Bind et Michaël Derullieux

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Ed. Mijade, septembre 2013, 32 pages, 11 euros

Être ou ne pas être féroce? Nous sommes en hiver. Les louveteaux réveillent leurs parents: impossible de faire la grasse matinée, ils ont trop faim. Alors, Papa loup s'habille et part affronter la neige et le froid pour ramener à manger à sa famille. Sauf que notre loup a un problème: il est gentil!
Certes, les animaux tremblent de peur en le croisant, mais s'ils jouent la corde sensible en stipulant qu'ils sont soutien de famille, alors Papa loup fond et les laisse en vie. Ainsi, le lapin, le biquet et le renne de Noël doivent leur salut à la sensibilité de leur chasseur.
Mais Papa loup refuse d'admettre qu'il a perdu toute férocité:
"Gentil gentil, tonne papa loup en reprenant sa route. Je ne suis pas gentil, je suis le grand méchant loup."
A force, il est bredouille, mais en traversant le village il aperçoit une boulangerie, et les odeurs qui en sortent sont trop savoureuses...

Les auteurs jouent la …

La soif primordiale, Pablo De Santis

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Ed. Métailié, traduit de l'espagnol par François Gaudry, 245 pages, février 2012, 18.5 euros

Le mythe du vampire revisité Fans de Twilight, Dracula ou autres, passez votre chemin, ce roman est à l'opposé de ceux qui ont fait succès avec la légende...
Santiago, jeune argentin arrivé "à l'âge de l'aventure" si bien que rien ne le perturbe, trouve un emploi de gratte papier au journal local, et se retrouve très vite à remplacer son collègue mort subitement. De là, il est contacté par le Ministère de l'Occulte dont l'objet est de surveiller "l'activité des spirites, des devins, des sectes." Notre narrateur devient donc espion de cette étrange administration.
Envoyé à un séminaire tenu par un certain professeur Balacco, Santiago apprend que les antiquaires sont en fait des vampires ayant appris à étancher leur soif primordiale grâce à un elixir, "non affectés par le passage du temps et qui ne peuvent connaître qu'une mort vi…

Et puis ça fait bête d’être triste en maillot de bain, Amandine Dhée

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Editions La Contre Allée, collection La Sentinelle, février 2013, 86 p. 10 €
Les chiffres d’abord : 86 pages et 25 chapitres. A eux seuls, ils symbolisent l’urgence de l’écriture, la volonté de dire l’essentiel en peu de phrases. Dès le début, le lecteur plonge dans l’intime, dans une chambre de maternité. L’objet de toutes les attentions, c’est elle, la narratrice. La grand-mère dit : « elle est laide, un peu sommaire », les autres ne relèvent pas la violence involontaire de la phrase. Un bébé pourtant c’est toujours beau d’habitude ! « Mais les mots manquent souvent pour dire ce qui pèse sur le ventre ». Justement, parlons-en des mots. Ils sont au cœur de cette narration. La narratrice, devenue adulte, a fait de l’écriture une forme « d’arthérapie ». Des rédactions en primaire qui lui valaient parfois les éloges de son institutrice, aux mots couchés dans le journal intime pour ne pas sombrer, ce sont eux maintenant qui lui confèrent un statut : artiste. Issue d’une famille o…

Entretien avec Amandine Dhée

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Amandine Dhée, c’est la simplicité incarnée. Rencontrée au Salon du livre de Paris alors qu’elle dédicaçait son dernier livre, c’est avec naturel et décontraction que nous avons engagé la conversation. Son approche de la littérature m’a séduite, puis la lecture de son ouvrage, d’où notre rencontre à Lille pour cet entretien.
Vous êtes une jeune auteure ; racontez-nous un peu votre parcours et votre rencontre avec votre maison d’édition
J’ai commencé sur des scènes ouvertes, car dès le départ j’ai accordé beaucoup d’importance à l’oralité de l’écriture. J’aime mettre mes textes « en voix ». Le concept des scènes ouvertes est fort intéressant en cela, car dehors, dans un lieu public, on déclare « la scène ouverte » et chacun peut déclamer soit son propre texte soit lire celui d’un autre. Ainsi, on sait tout de suite si nos mots ont de l’impact sur le public. Avec la Compagnie Générale de L’Imaginaire, je participe à des animations collectives, des ateliers. Enfin, avec Les e…

La muraille de lave, Arnaldur Indridason

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Ed. Points Seuil, mai 2013, 401 pages, 7.9 euros

Noir et grandiose
En Islande, la muraille de lave, la Svörtuloft, est un site naturel impressionnant, incarnation de la nature dans ce qu'elle a de plus beau et de plus sauvage:
" Les sauveteurs avaient expliqué aux trois citadins que Svörtuloft était le surnom que les marins avaient donné à ces falaises au pied desquelles un grand nombre de bateaux avaient sombré. La dernière vision de ceux qui se trouvaient à leur bord était cette muraille noire. Entaillés de profondes crevasses, les bords dangereusement découpés du plateau de lave s'effondraient constamment sous les assauts de l'océan. "
Or, c'est aussi le surnom donné au bâtiment de la Banque centrale d'Islande, muraille noire infranchissable dans lequel des banquiers, cèdent au goût de la spéculation facile et hasardeuse.
Sigurdur Oli remplace son collègue Ernenldur parti se mettre au vert quelques semaines. A la demande d'un ami proche, il…

Le temps, le temps, Martin Suter

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Ed. Bourgois,traduit de l’allemand par Olivier Mannoni mai 2013, 317 pages, 18 €
« Avec le temps… Avec le temps, va, tout s’en va ». Léo Ferré
Peter Taler a perdu l’amour de sa vie, Laura, un jour de mai, assassinée en bas de chez elle. Depuis, il est incapable de revenir aux choses quotidiennes. Certes, il a repris son travail de comptable, mais une fois chez lui, il passe son temps à la fenêtre, ou bien il tente de reconstituer à l’identique les moments de la journée où sa vie a basculé. Dans son appartement, le temps s’est arrêté. A force d’observer l’extérieur, il se rend compte de subtiles modifications du paysage. Se disant que « quelque chose n’était pas pareil, mais il ne savait pas quoi », il concentre son attention sur le voisin d’en face, un certain Knupp, veuf lui aussi. Très vite, il comprend que ce dernier, connu pour être lunatique et un rien dérangé, prend des photos du quartier. Si le voisin est un photographe amateur, il a peut-être pris des photos intéressa…

Une planète dans la tête, Sally Gardner

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Ed. Gallimard Jeunesse, traduit de l'anglais (GB) par Catherine Gibert, 256 pages, septembre 2013

Petite merveille de fond et de forme En cent courts chapitres, Sally Gardner a fait le tour de force d'offrir un roman sur le totalitarisme sans sombrer dans les poncifs du genre.
Certes, le lecteur instruit fera des rapprochements avec la Shoah et le III ème Reich, mais le lieu de l'action se situe dans un pays du Nord non cité appelé Patrie, présidée par une femme, isolationniste et totalitaire, dont l'objectif est de faire croire à son peuple qu'elle enverra des astronautes sur la Lune. En effet, nous sommes en 1956, et l'alunissage serait une preuve de puissance et de grandeur pour la nation qui accomplirait l'exploit.
"Nous la race de la pureté, nous allons faire la démonstration de notre suprématie technique sur les pays corrompus dont la seule ambition est de détruire la grande Patrie."
Or, cette Patrie forte en apparence maintient ses…

Une histoire de peau, Jeanne Benameur

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Ed. Thierry Magnier, avril 2012, 128 pages, 10 euros

Dans ce court recueil, l’auteur nous propose trois nouvelles en apparence sans aucun lien, mais qui, au final, présentent une vision futuriste complète de la société : aseptisée et de moins en moins tournée vers l’humain. Le travail est devenu, au delà d’une institution, une religion. Peu importe la famille et le couple, c’est désormais l’Entreprise qui régit la vie privée de ses employés ! Quant à ceux qui se rebellent en exprimant un désaccord avec la culture du système en place, ils sont parqués sur les quais de l’ancien métro et sont drogués à l’« air nourrissant ». Que se passe-t-il lorsque l’individu ne travaille pas ? Il rêve pardi ! En effet, seul le rêve est « la seule véritable activité reconnue » et encouragée. Il faut rêver encore et encore pour obtenir l’« harmonie générale » préconisée par les bien-pensants, et espérer renouer avec ses souvenirs de plus en plus lointains. Ainsi, chacun devient le Benjami…

Ici, ça va, Thomas Vinau

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Ed. Alma, août 2012, 135 pages, 14 €

« Ici ça va » se dit le narrateur. Il a fui, avec son épouse Ema, la ville dans laquelle il étouffait et « mourait » à petit feu, pour s’installer dans la demeure familiale, bien décidé à la retaper : « Il y a de quoi faire. C’est un joyeux chantier. Un peu comme une vie en kit dont les milliers d’éléments seraient éparpillés sur le sol et qu’il faudrait prendre le temps de remonter ». Cette maison symbolise sa vie « d’avant ». C’est celle des souvenirs d’enfance joyeux où le père était encore vivant ; c’est celle aussi qu’on a quittée « après ». Justement, le jeune homme (on ne saura jamais son nom) veut retrouver les souvenirs perdus à cause des angoisses engendrées dans son ancienne vie citadine. Ema l’accompagne, patiente, vers cette renaissance. Ainsi, le sentier des souvenirs doit devenir un chemin bien balisé : « J’ai dégagé un chemin au cœur des ronces. Un petit sentier qui mène jusqu’aux berges de la rivière ». Il s’approprie jo…

Nos cheveux blanchiront avec nos yeux, Thomas Vinau

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Ed. 10/18, août 2012, 91 pages, 6.1 euros

Se réconcilier avec le mondeCe petit livre d'à peine cent pages se décline en deux moments: dans le premier, Walther parcourt l'Europe en nomade, sans objectif bien précis, depuis que sa compagne Sally lui a annoncé sa grossesse. Dans le second, Walther est rentré chez eux, dans ce "chaos velouté" où il apprend à être père.
Pas d'intrigue à proprement parler, mais de petits paragraphes où le narrateur découvre le monde et son propre moi. De découverte en découverte, du nord de l'Europe au détroit de Gibraltar où il veut libérer Pec son Merle noir d'Ostende, qu'il a sauvé un jour des griffes d'un chat, Walther cherche un endroit "où se sentir chez lui". Il est l'incarnation de l'homme en transit, ayant l'impression tenace d'"être de la cendre", mais qui se remplit de toutes les choses qu'ils voient et qui fatiguent sa vue.
"L'Europe est un immense…

Profanes, Jeanne Benameur

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Ed. Actes sud, janvier 2013, 240 pages, 20 euros

 "Sauver du vivant""La souffrance est une terre silencieuse
On y marche pieds nus."

Victor Lassale ne compte plus les années de tristesse et de chagrin. A défaut de les apprivoiser, il a appris à vivre avec. En tant que chirurgien à la retraite, il sait pertinemment qu'à quatre vingt dix ans ses jours sont comptés, même si son intellect reste intact.
La solitude, il connaît, depuis que son épouse Anna a rejoint sa lointaine terre canadienne avec leur fille. Lui qui lit tous les soirs l'Ecclésiaste n'a jamais trouvé du repos dans la religion. Au contraire il exècre cet opium des peuples dans lequel s'était réfugiée sa femme. Il reste convaincu que seul l'humain peut sauver l'humain. C'est pourquoi, pour ses vieux jours, il décide de s'entourer de quatre personnes issues d'horizons différents, engagés pour lui tenir compagnie et ajouter de la vie dans son immense demeure.…

Le cas Eduard Einstein, Laurent Seksik

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Ed. Flammarion, août 2013, 304 pages, 19 euros

"Mon père n'a pas de vérité"On ne peut pas être doué en tout. Chez Einstein, l'amour paternel existe mais il est incapable de le restituer en gestes, en attention, en paroles réconfortantes. Alors, quand son fils Eduard, celui aux "grands yeux clairs toujours perdus dans le vide", doit être enfermé en hôpital psychiatrique, il laisse le soin à sa première épouse Mileva de gérer "le ressort cassé":
"Il affrontera seul la catastrophe. Ce drame est une affaire personnelle, quelque chose qui concerne le ressort. Le ressort est cassé."
Et puis le contexte historique et politique ne joue pas en la faveur du génie des mathématiques:
"Il était l'objet des plus violentes controverses. Il était encensé, adulé, haï."
Alors, lorsque s'ouvre la possibilté de fuir le vieux continent pour l'Amérique, sa responsabilité de père envers un fils malade ne fait pas pencher la balanc…

NEWSLETTER (6)

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Rendez-vous hebdomadaire du samedi, la Newsletter vous propose des liens vers des articles littéraires (ou non) de la semaine, et un récapitulatif de mes lectures en cours,  de mes coups de cœur,  et pourquoi pas, parce qu'il y en a aussi,  de mes coups de gueule! Cette semaine, on parle encore et toujours de la trilogie Fifty Shades, et encore une fois non pas pour ses qualités littéraires (car, sinon il y aurait page blanche) mais pour la quantité de microbes que les exemplaires de bibliothèque transportent! Au programme, des traces d'Herpès!!!
C'est le pourquoi docteur? du Nouvel Observateur qui en parle ci-dessous:
 http://pourquoi-docteur.nouvelobs.com/De-l-herpes-sur-50-nuances-de-Grey--4348.html

Attention enquête sérieuse, et non histoire belge, histoire d'augmenter le nombre de mes visites...

Le site Myboox nous a livré deux infos pour le moins insolites, mais qui démontrent une nouvelle fois que les maisons d'édition sont capables de publier n'importe qu…

RUE DES ALBUMS (17) L'argent, Marie Desplechin et Emmanuelle Houdart

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