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Affichage des articles du octobre, 2014

Pas Sidney Poitier, Percival Everett

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Ed. Actes Sud, février 2011, traduit de l'anglais (USA) par Anne-laure Tissut, 298 pages,22.9 euros.

Délit de sale gueule
Quand on s'appelle Pas Sidney Poitier cela nous vaut parfois quelques dialogues ubuesques avec celui qui se soucie de votre identité et veut faire un lien avec un célèbre acteur connu.
Outre cet aspect, le héros de ce livre était prédestiné à vivre des aventures hors du commun. Déjà sa mère le garda en gestation vingt quatre mois (comme un éléphant!) et mourut trop vite en lui laissant un capital énorme. Son tuteur devient le non moins célèbre Ted Turner, le patron de CNN, et son prof de fac de philo, le roi du "non-sens", un certain Percival Everett....
A cela vous ajoutez un sex appeal hors du commun et un pouvoir de "fesmérisation" c'est à dire d'hypnose, et vous obtenez un Pas Sidney franchement exceptionnel.
Or celui-ci traverse les épreuves en gardant "une zen attitude". Il subit le racisme policier, le…

Tout ce que nous aurions pu être toi et moi, si nous n'étions pas toi et moi, Albert Espinosa

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Ed. Le livre de poche, mars 2013, 216 pages, 6.6 euros

A la surface des souvenirs
Carlos a toujours eu une relation quasi fusionnelle avec sa mère, chorégraphe de renom. Avec elle, il a découvert le monde, et a pris conscience de l'importance de la sexualité et des sentiments dans les rapports hommes-femmes. Aujourd'hui, sa mère est morte et Carlos, effondré, décide d'abandonner l'existence à sa manière:
"Quand j'ai appris que ma mère m'avait abandonné, j'ai pris conscience du fait que j'allais à mon tour abandonner le monde."
Pour ce faire, il décide de se procurer de la Cétamine, médicament révolutionnaire qui supprime l'état de sommeil tout en laissant le patient en forme. Ah quoi bon dormir si c'est pour se souvenir de ceux qui ne sont plus? De plus, Carlos est "affligé" par un don "pas douloureux, juste un drôle de mélange d'étrangeté et de plaisir", à savoir la capacité de voir les souvenirs et le…

L'éternel, Joann Sfar

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Ed. Le Livre de Poche, août 2014, 456 pages, 7.6 euros

D'un ennui... éternel.
Le principal intérêt de ce roman ne réside pas dans le sujet traité, car le sujet du vampirisme est largement répandu en littérature, mais dans celui de son auteur. Joann Sfar, célèbre pour ses dessins aux traits si caractéristiques, s'essaye au roman en inventant un personnage fort sympathique, torturé à cause de sa nature pas facile à assumer: vampire.
"Les morts reviennent sur Terre quand on leur brise le coeur. C'est pourquoi les savants de jadis recommandaient qu'on le leur pulvérise avec un pieu en bois (...) Il n'est pas prudent de laisser un mort sans sépulture."

Ionas, mort au combat pendant la Première Guerre Mondiale, se voit soudain revenir à la vie alors qu'au même moment son frère Caïn, survivant du conflit, épouse Hiéléna, la fiancée de Ionas.
De son nouvel état parasitaire, le vampire tente de mettre en place une discipline de vie et des valeurs qui lui perme…

Endgame (Tome1- l'appel), James Frey et Nils Johnson-Shelton

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Ed. Gallimard Jeunesse, octobre 2014, Traduit de l'anglais (USA) par Jean Esch, 544 pages, 19.9 euros.

Ce qui sera, sera.
Le lecteur averti (ou non) de littérature jeunesse n'a pas pu passer à côté du battage médiatique de ces deux dernières semaines consacrées à la sortie de Endgame, nouvelle trouvaille des éditions Gallimard Jeunesse, roman ado à partir de 15 ans.
Tout est fait pour attirer le lecteur: une couverture en or avec signe kabbalistique, chasse au trésor bien réelle et virtuelle dont l'heureux gagnant se verra confier la coquette somme de 500 000 dollars, et enfin la promesse d'une trilogie à couper le souffle dont les héros sont des jeunes gens de moins de vingt ans dont il est facile (à première vue) de s'identifier. 
Pourtant Endgame est un pavé littéraire assez lourd à porter, fort de ces 544 pages et ses innombrables pistes pour décoder l'énigme.

Côté littérature, car il s'agit bien aussi de cela, ce roman surfe sur les réussites de Hunger…

Anatomie d'une nuit, Anna Kim

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Ed. Jacqueline Chambon (Actes Sud), traduit de l'allemand par Marie-Claude Auger, octobre 2014, 316 pages, 22.5 euros.

Au pays des extrêmes...
"L'épidémie atteignit son paroxysme à la fin de l'été, au seuil de l'automne. Les onze suicides se déroulèrent en l'espace de cinq heures, dans la nuit du vendredi au samedi, sans mise en garde, sans signe avant-coureur, sans concertation. La mort se propagea comme une épidémie, les victimes semblant s'être contaminées par un simple effleurement ou un regard - après coup, on parla d'une maladie."
De ce fait divers réel survenu en 2008, Anna Kim en tire un roman d'une profondeur exemplaire, en tentant de trouver du sens à un événement  que les médias et les services sociaux n'avaient que "superficiellement observés", surtout qu'il a eu lieu sur une terre isolée, extrême, territoire perdue du Danemark, le Groënland.
L'action se situe donc dans la ville fictive (mais ô combien vraisem…

La fille dans l'escalier, Louise Welsh

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Ed. Métailié Noir, collection Bibliothèque écossaise, traduit de l'anglais (GB) par Céline Schwaller-Balaÿ, 251 pages, 18 euros.

 Toujours se méfier de ses voisins!
Jane, sur le point d'accoucher, a quitté Londres pour rejoindre à Berlin sa compagne Petra. Cette dernière est cadre dans une grosse entreprise, tout le temps débordée, souvent absente, néanmoins ravie à la perspective d'être mère. Savoir Jane dans son luxueux appartement la rassure et la conforte. Pour la future maman, la situation est un peu plus ambiguë: l'approche de la naissance la fait douter sur ses aptitudes de mère, de compagne. Et puis, ce nouveau logis a tout le confort certes, mais il est froid et impersonnel, loin du nid douillet qu'elle croyait trouver. De plus, les fenêtres donnent sur le cimetière jouxtant l'église du quartier, ou sur un bâtiment abandonné, qui, la nuit, n'est pas signalé par des réverbères.
La grossesse est aussi le temps de l'insomnie. A défaut de dormir co…

Billet d'humeur (5) E.T reviens, le monde est fou!

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J'appartiens à la génération E.T, vous savez ce film de Steven Spielberg sorti en 1982 qui racontait l'histoire d'un extra-terrestre oublié par les siens, et qui était recueilli par Eliott, un petit garçon de sept ans? Comme ce gamin, j'aimais me perdre à la contemplation des étoiles, ayant foi naïvement en l'avenir et à la société. Certes, en grandissant, ces perspectives se sont estompées, mais E.T est toujours resté dans un coin de ma tête, symbole enfantin de la sagesse et du futur.
Aujourd'hui, à l'aube de la quarantaine, la lecture est devenue pour moi un refuge certain contre la folie du monde ambiant. Pourtant, je reste connectée (synonyme contemporain de informée?) et je lis beaucoup d'articles mis en ligne sur les médias. Et ce que je lis m'affole à cause de cette "fuite en avant" si caractéristique de notre société contemporaine.
Par exemple, lorsque j'apprends que Ridley Scott va réaliser une série s'inspirant de l'…

RUE DES ALBUMS (67) La dictature des petites couettes, Ilya Green

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Ed. Didier Jeunesse, octobre 2014, 48 pages, petit format, 11.1 euros
Collection La série des Olga

Le diktat de la beauté
Quelle aubaine! Olga, Sophie et Ana ont trouvé un coffre rempli de costumes! C'est l'idéal pour remplir un après-midi qui s'avérait bien morne. A côté d'eux, Gabriel ne semble pas aussi enthousiaste, concentré par son coloriage.
Les filles se déguisent, mais bien vite le ton monte: Sophie est persuadée d'être la plus belle:
"C'est MOI la plus belle! En plus, ma robe y'a des petites étoiles..."
et pour couronner le tout, comme elle porte des couettes, les oreilles de chat d'Ana et les frisettes d'Olga ne peuvent pas rivaliser!
De ce fait, pour calmer la petite, Olga propose un concours de beauté. Cette idée a au moins le mérite de tirer Gabriel de son coloriage, car lui aussi propose de participer. Sauf, qu'une fois de plus, Sophie n'est pas d'accord: non seulement il ne porte pas de couettes, et en plus c'…

RUE DES ALBUMS (66) Duo rigolo, qui es-tu? Guido Van Genechten

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Ed. Mijade, septembre 2014, 18 pages, 9 euros

Cet album cartonné réservé aux plus petits fait la part belle à la découverte des différences entre les animaux tout en exploitant leurs points communs.
Ainsi, des espèces appelées à ne jamais se rencontrer car vivant dans des milieux naturels différents ou des pays différents, deviennent d'un seul coup cousins. Par exemple, le hérisson et le crocodile sont tous les deux "rugueux et pointus". Pourtant, l'un vit dans l'eau et l'autre sur la terre ferme; l'un est marron et l'autre vert!
De même, l’écureuil et le caméléon sont parfaitement dissemblables et possèdent en commun une queue en boucle.

Tout au long de ces dix huit pages, le très jeune lecteur part à la rencontre de pas moins de dix-huit animaux illustrés de façon très simple de manière à être très vite reconnus. Dès lors, l'exploitation des illustrations favorise le langage oral et l'apprentissage de nouveaux mots. De plus, les phrases non-…

La ville de la pluie et la femme sans nom, Edith Soonckindt

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Ed. Maëlstrom, août 2014, 32 pages, 3 euros.

Bruxelles, le royaume des pluies.
Que connaît-on de Bruxelles? La capitale de la Belgique est en fait méconnue. L'étranger quelque peu instruit sait qu'on peut y visiter l'Atomium, vestige de l'exposition universelle de 1958, ainsi que ses grandes places pavées. Or, au delà de ces poncifs, Bruxelles est avant tout, pour ceux qui y vivent, la ville de la pluie, celle qui retient en soi les rêves de grandeur et de fuite. Ceux qui arpentent ses trottoirs mouillés rêvent d'autre chose mais se sentent aussi irrémédiablement attachés aux rues aux noms insolites, aux bâtiments de briques rouges, notes de couleurs dans cet univers dominé par le gris.
"Ici c'était le gris, dans la Ville de la Pluie.
Des taches de brique rouge, ici, là (comme là-ba) mais juste des taches, l'idée maîtresse, la trame maîtresse, c'était le gris."
Justement qu'est-ce "là-bas" tant rêvé et fantasmé? Il se situe juste d…

Dix questions à Edith Soonckindt, traductrice littéraire

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Traductrice du Chardonneret de Donna Tartt (The Goldfinch, Pulitzer 2014), Edith Soonckindt, qui est aussi auteure, a traduit à ce jour de l’anglais une trentaine de romans et recueils de nouvelles, qui lui ont valu bourses de traduction du Centre National du Livre et deux résidences de traduction au Collège International des Traducteurs Littéraires d’Arles.Après avoir enseigné en universités pendant de nombreuses années aux États-Unis, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et bien sûr en France (son pays d’origine), elle vit aujourd’hui à Bruxelles, La Ville de la Pluie ainsi qu’elle l’a surnommée dans son dernier livre…
Dans l’article « Une avant-dernière portion de Tartt » publié sur votre site (http://soonckindt.com), vous expliquez que vous avez mis six mois à traduire les 787 pages du roman « Le Chardonneret » de Donna Tartt. L’avez-vous d’abord lu entièrement en anglais avant d’entamer sa traduction ?
Non, je le fais rarement, histoire de garder le suspense entier et …

Je suis une légende, Richard Matheson

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Ed. Folio Gallimard, collection SF, traduit de l’anglais (USA) par Nathalie Serval, mai 2001, 240 pages, 6.2 euros

Parce qu'il est homme...
Livre phare de la littérature de Science-Fiction, écrit en 1954, et situant le récit entre 1976 et 1979.

"Le monde est devenu fou, songea-t-il. Les morts s'y promènent à leur guise, et cela ne m'étonne même plus." Robert Neville est le dernier survivant d'une épidémie ayant touché toute la population, ou plutôt dernier survivant sain car, la nuit, ses voisins, et les autres new-yorkais sortent à la recherche de sang frais... Ce sont des vampires mais ayant gardé des traits humains. Ils se divisent en deux catégories: ceux morts durant l'épidémie et qui reviennent à la vie, et ceux "vivants" touchés par le virus.  Richard, semble-t-il, est immunisé naturellement.  Il organise sa vie en partant du principe que "son existence n'en reste pas moins un combat stérile et sans joie", "un…

Maudits, Joyce Carol Oates

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Ed. Philippe Rey, traduit de l'anglais (USA) par Claude Seban, octobre 2014, 811 pages, 25 euros.

"Le diable n'a pas de nom, et pas de visage."
En juin 1905, et ce pendant quatorze mois, la tranquille ville de Princeton, New-Jersey, va être le théâtre d'événements surnaturels qui vont toucher une des familles les plus illustres, les Slade. Ceux qui les auront côtoyés de près comme de loin seront les témoins infortunés ou les acteurs soumis de ce que l'histoire locale connaît sous le nom de la Malédiction de Crosswick, et que certains médecins de renom expliqueront comme "un phénomène exceptionnel d'hystérie collective dont la panique aux serpents du séminaire de Rocky Hill aurait été un préliminaire."
Par un incroyable tour de force littéraire, Joyce Carol Oates va mélanger des faits historiques et fictionnels pour offrir au lecteur un roman qu'on peut qualifier de gothique, ainsi qu'un roman social, en dressant un large état des lieux d…

Resurrectio, Amelie Sarn

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Ed. Seuil Jeunesse, septembre 2014, 317 pages, 14.5 euros.

Lucia, Maxine, Kerenn, Katy, Liu, Nubia, et les autres...
Quand Marie se réveille sur une table métallique, dans une pièce immaculée, rien ne lui revient en mémoire pour expliquer sa situation. Certes, elle associe les objets à des mots qui lui reviennent spontanément, mais elle a l'impression que son cerveau est vierge de souvenirs. Alors lorsqu'un homme se présente à elle, lui disant s'appeler Victor Franck et se présentant comme son père adoptif et son médecin, elle le croit spontanément.
"Elle ne savait pas qui elle était. Elle ne se reconnaissait pas. Ou plus exactement comme si ses mains ne reconnaissait pas son visage."
Marie, face au miroir, est incapable de se reconnaître. Même le tatouage sur son épaule ne lui est pas familier. Quant à la multitudes de cicatrices qui barrent son corps meurtri, son père lui explique qu'elles sont les conséquences d'un grave accident de voiture. Très docil…

REGARDS CROISES (10) La nuit a dévoré le monde, Pit Argamen (Martin Page)

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Ed. J'ai lu, août 2014, 192 pages, 6.5 euros


Regards croisésUn livre, deux lectures. En collaboration avec Christine Bini 
"Je suis une légende"
Antoine Verney est écrivain. Certains le qualifieraient même d'"écrivaillon" car il écrit des romans à l'eau de rose pour une obscure maison d'édition afin de pouvoir survivre. De ce fait, il a une tendance au repli sur soi, à la déprime, à l'impossibilité de croire qu'un jour viendra où il écrira un "vrai" livre accepté par une grande maison d'édition et salué par la critique.
A une soirée chez une amie mondaine, il se soûle au point de sombrer dans une pièce de l'appartement. Or, quand il se réveille, la gueule de bois est plutôt inédite: il y a du sang sur les murs, git çà et là des cadavres démembrés, et dehors, depuis le balcon, c'est plutôt l'anarchie:
"Je me suis avancé sur le balcon avec précaution. Des gens couraient. Le boulevard de Clichy était plein de voitur…

Histoires d'un raisonneur, Fernando Pessoa

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Ed. Christian Bourgois, septembre 2014, traduit de l'anglais par Christine Laferrière, 218 pages, 15 euros.

Comment résoudre une affaire en restant dans son fauteuil...
Grâce à ces quatre nouvelles policières écrites en anglais, Fernando Pessoa met en pratique sa théorie sur le genre policier, expliquée dans son essai (en fin du recueil) selon laquelle le détective doit être avant tout un raisonneur, car c'est à partir de  la connaissance du caractère et du tempérament des témoins de l'affaire qu'il construit ses arguments pour résoudre l'intrigue. Ainsi, l'affaire criminelle se résout sans preuves véritablement matérielle, prouvant la supériorité de l'intelligence sur le reste.
William Byng, ex sergent et détective amateur est l'incarnation parfaite du raisonneur. Son ami Thomas, le narrateur des quatre récits, est subjugué par la capacité de réflexion et d'analyse de cet homme. En effet, sans sortir de chez lui, il est capable de résoudre une énig…

Billet d'humeur (4) Les livres que je ne lirai jamais...

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La Newsletter de la semaine cède, pour cette fois-ci, la place à un billet d'humeur un peu particulier. L'idée m'est venue alors que le moteur de recherche Facebook me harcelait depuis trois jours pour connaître mes livres préférés. Et pour inviter à liker plus vite, on vous propose toute une série de titres.
J'ose espérer que ces derniers ont été générés au hasard et non pas à partir de mon profil personnel. Dans ce cas, je suis proche de la lobotomie. Voyez plutôt, on fait de moi une lectrice éventuelle de 50 nuances de Grey et d'Inferno de Dan Brown!
Alors, avant que ma maigre réputation soit définitivement perdue, voici une liste non exhaustive de romans que je ne lirai jamais!
Oui, la sélection est on ne peut plus subjective, remplie d’à priori, de fausses impressions (quoique!) et de doutes, mais elle atteint la limite que je me suis jurée de ne jamais franchir en matière de littérature.
Dernier détail, il n'y a pas d'ordre genre du passable vers le …

RUE DES ALBUMS (65) Y a un louuuuhouu! André Bouchard

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Ed. Seuil Jeunesse, octobre 2014, 40 pages, 13.5 euros.

Qui fait le plus peur?
Au pays des rêves il y a bagarre, surtout dans la région de la peur puisque le loup et le cauchemar qui vit sous le lit commencent à discuter pour savoir qui aura la primauté d'effrayer la petite fille qui dort tranquillement:
"- Qui es-tu et que fais-tu ici, demi-portion?
 - Je suis le cauchemar de la petite, j'habite sous son lit."
Bien sûr, ces deux là sont incapables de s'entendre, persuadés d'être la créature la plus terrifiante de la nuit. Mais voilà que le cauchemar de la grand mère apparaît. "Cauchemaramamie", c'est son nom, est bien plus imposant que ses camarades. Ce dernier décide d'aider le loup à terroriser le sommeil de la petite fille. Or, cette dernière dort si profondément que rien ne la réveille, et en plus ce sont les monstres qui se fatiguent et finissent par s'endormir!
Et quand on s'endort, loup, enfant, ou monstre, on rêve, donc le l…