A part ça (6) D'après une histoire vraie, Delphine de Vigan

Ed. J.C Lattès, août 2015, 484 pages, 20 euros.



La littérature inspire. Elle est une passerelle, un fil d'Ariane...

 

"Dès qu'une vérité dépasse cinq lignes, c'est du Roman" (Jules Renard)


Ne jamais dire jamais !
Un livre esseulé sur l'étagère des nouveautés de la médiathèque, une lectrice en mal de littérature française.
Hésitation... parcours rapide des pages, et cette citation de Stephen King (La Part des ténèbres) en exergue :
"A l'intérieur de lui, une voix murmure pour la première fois : qui donc es-tu quand tu écris, Thad ? Qui donc es-tu ?"

Ma curiosité est attisée, malgré mes réticences de départ dues à une couverture médiatique trop grande lors de la sortie du roman.
J'ai "avalé"  les 484 pages en deux jours, fascinée à la fois par l'intrigue et la réflexion en arrière plan sur le rôle du Vrai en littérature.

Quelques passages m'ont agacée :
  • L. doit se faire passer pour Delphine à une rencontre littéraire dans un lycée de province.
  • Delphine accepte sans mal son "envoûtement" et la main mise de son amie sur sa vie.
  • et quelques petits passages que je vous laisse le soin de découvrir...
Néanmoins, Ce roman nous amène à réfléchir, nous humbles lecteurs, à ce qu'on recherche vraiment dans un roman. Préfère-t-on du Vrai à tout prix au mépris du vraisemblable ? Est-on disposé à devenir des charognards littéraires en voulant lire des histoires vraies remaniées par le biais de la fiction ?

"Toute écriture de soi est un roman. Le récit est une illusion. Il n'existe pas. Aucun livre ne devrait être autorisé à porter cette mention".

D'Après une histoire vraie est-il un roman (comme il est indiqué sur la couverture), un témoignage romancé ou une autofiction ? Delphine de Vigan laisse planer le doute, et c'est tant mieux.

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